Lettre pastorale pour le dimanche de l’Orthodoxie

 

Lettre pastorale du Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine, 

Dimanche de l’Orthodoxie de l’an de grâce du Seigneur 2021

 

À LA SAINTE COMMUNAUTE MONASTIQUE, AU REVEREND CLERGE ET AUX FIDELES BIEN-AIMES DU PATRIARCAT DE ROUMANIE

 

Grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, et de la nôtre, bénédiction paternelle !

 

 

Très-Révérends et Révérends Pères, serviteurs de l’autel, Fidèles Frères et Sœurs bien-aimés,

Nous rendons gloire au Dieu adoré dans la Trinité, qui, malgré toutes les épreuves et tentations que l’humanité tout entière a traversées et traverse, nous a rendus dignes encore cette année de marcher sur le chemin de la repentance : en commençant « le chemin des vertus (…) fortifions-nous avec le bon combat du jeûne »[1] pour « être dignes de voir la Passion toute vénérable du Christ notre Dieu – et, dans la joie spirituelle, la sainte Pâque »[2].

Ce dimanche, dit de « l’Orthodoxie », première étape du voyage spirituel du Carême, a été institué par le saint Patriarche Méthode de Constantinople, à la suite du Concile local de Constantinople (11 mars 843), qui a officiellement consacré la proclamation finale de la vénération des saintes icônes[3].

Cette proclamation dogmatique est le résultat d’une longue crise, répartie sur le huitième et neuvième siècles. Cette crise s’est manifestée dans la lutte contre les icônes et leurs adorateurs, et a été appelée, pour cette raison, la crise iconoclaste ou iconoclasme.

Les troubles engendrés par la crise iconoclaste se sont manifestés au cours de deux périodes, marquées par de nombreuses persécutions des empereurs byzantins contre les icônes, mais aussi par une forte résistance manifestée par de brillants théologiens et des saints, défenseurs et adorateurs des saintes icônes. Ces derniers, éclairés par l’Esprit-Saint, ont révélé à tous la valeur théologique, liturgique et catéchétique de l’icône dans la vie de l’Église et du chrétien qui cultive la communion avec Dieu et ses saints.

Dans la première période de la lutte contre les icônes (730 – 787), on remarque parmi les défenseurs de l’Orthodoxie le saint patriarche Germain Ier de Constantinople (715 – 730) et saint Jean Damascène (675 – 749). Le premier a donné le premier témoignage de l’Orthodoxie contre l’iconoclasme, affirmant que la tradition de la représentation iconique de Jésus-Christ est la conséquence de Sa théophanie visible, c’est-à-dire de l’Incarnation, de Sa vie dans la chair, de Sa Passion et de Sa mort salvatrice[4]. À son tour, saint Jean Damascène a réussi à résumer admirablement l’enseignement orthodoxe sur les icônes, à travers ses trois traités sur les icônes. En ce sens, il dit : « Dans les temps anciens, Dieu, n’ayant ni corps ni forme, ne pouvait être représenté en aucune manière. Mais aujourd’hui, depuis que Dieu est apparu dans la chair et a vécu parmi les hommes, je peux représenter ce qui est visible en Dieu. Je vénère, non pas la matière mais le Créateur de la matière, qui est devenu matière pour l’amour de moi, qui a assumé la vie dans la chair et qui a accompli mon salut à travers la matière »[5].

La première période iconoclaste se termine avec le VIIème Concile œcuménique de Nicée, en 787, convoqué par la sainte impératrice Irina, dans lequel est faite la distinction claire et sans équivoque de la vénération ou la vénération relative de l’icône et du culte (l’adoration) qui n’est dû qu’à Dieu.

La seconde période iconoclaste a été déclenchée sous le règne sécularisant de l’empereur iconoclaste Léon V l’Arménien (813 – 820) et durera jusqu’en 843. Mais Dieu a mis à part encore des gens merveilleux et saints, comme saint Théodore le Studite (759 – 826) et  saint Nicéphore le Confesseur, Patriarche de Constantinople (806 – 828). Saint Théodore le Studite justifie la pratique de peindre l’icône du Seigneur Jésus-Christ sur la base de l’Incarnation du Fils éternel de Dieu. Ainsi, l’icône du Christ n’est pas seulement l’image de l’homme Jésus de Nazareth, mais l’image de la seule hypostase du Fils et du Logos de Dieu, qui s’est fait homme, pour le salut des hommes.

Cette seconde période de la crise iconoclaste prend fin sous le règne de la sainte impératrice Théodora[6] et du saint patriarche Méthode de Constantinople, qui ont rétabli la vénération des saintes icônes au Concile local de Constantinople en 843. Les décisions du septième Concile œcuménique de Nicée sont maintenant réaffirmées en l’an 787 et l’iconoclasme est condamné définitivement avec toutes les hérésies apparues jusque-là. Du fait que les séances du Concile de 843 se sont terminées le samedi précédant le premier dimanche de Carême (le 11 mars), le document officiel, intitulé le Synodique de l’Orthodoxie, a été lu solennellement le lendemain, le premier dimanche de Carême. Depuis lors, il a été décidé que chaque année, à partir de l’an 843, le premier dimanche du saint et grand Carême, nommé Dimanche de l’Orthodoxie, le Triomphe ou la Victoire de l’Orthodoxie, sera célébré dans tout le monde orthodoxe.

Fils et filles bien-aimés dans le Seigneur,

La vénération des saintes icônes, telle qu’elle a été établie par les saints Pères dans les saints Conciles, est un acte de témoignage de la vérité de l’Incarnation du Fils éternel de Dieu, un acte de communion avec Dieu et Ses saints, et un appel également à une vie sainte et à des actes d’amour miséricordieux et caritatif en tout lieu et à tout moment.

Pour le témoignage de la foi orthodoxe, nous dévons purifier nos esprits, nous occuper de notre guérison spirituelle et accomplir des actes bons et justes, nous renouveler et nous éclairer par les vertus, en nous rappelant les paroles de l’apôtre saint Jacques: « la foi sans les œuvres est morte en réalité» (Jacques 2, 17). De cette façon, nous avançons à la ressemblance de l’image du Dieu saint, vers la déification par grâce, dont saint Grégoire de Nysse dit : « Chacun d’entre nous est le peintre de sa propre vie: l’âme est la toile, les vertus sont les couleurs et le Christ est le modèle que nous devons peindre »[7].

Par la fête de ce jour, Dimanche de l’Orthodoxie ou Dimanche du Triomphe de la Juste Foi, nous sommes également appelés à être victorieux, avec l’aide de la grâce de Dieu, sur les passions de l’avidité, de l’orgueil, qui nous poursuivent toujours, en mettant à leur place les vertus d’humilité et d’amour miséricordieux pour les personnes qui nous entourent, afin de redécouvrir en elles l’image de l’humble Christ.

Chers Frères et Sœurs en Dieu,

L’année 2021, proclamée par le Saint-Synode de notre Église comme Année consacrée à la pastorale des fidèles établis en dehors des frontières de la Roumanie et Année commémorative de ceux qui se sont endormis dans le Seigneur et de Réflexion sur la valeur liturgique et culturelle des cimetières, offre l’opportunité de manifester plus intensément combien nous aimons et combien nous manquent les frères roumains hors des frontières du pays, ainsi que l’opportunité de se soucier de ceux qui sont passés de cette vie à la vie future.

Dans ce contexte, nous vous rappelons qu’en 2021 cela fera 150 ans depuis la Première Fête des Roumains de partout, un événement missionnaire et culturel initié par le poète Mihai Eminescu, qui a eu lieu en 1871 au Monastère de Putna, et qui a bénéficié de la participation de certaines personnalités comme l’écrivain Ioan Slavici ou l’historien Alexandru D. Xenopol. Le 150ème anniversaire de cet événement sera marqué cette année à l’église du monastère de Putna construite par saint Étienne le Grand, le 15 août, fête de la Dormition de la Très Sainte Mère-de-Dieu, afin d’affirmer et de renforcer l’unité des Roumains qui habitent dans le pays ou à l’étranger, et pour renforcer les liens fraternels, la communion d’amour et le travail commun pour le bien commun du peuple roumain.

Dans le même temps, afin de cultiver la gratitude et l’amour pour ceux qui se sont endormis dans le Seigneur, il est du devoir moral de chaque chrétien orthodoxe de mentionner dans la prière particulière, à la sainte Liturgie et au cours d’autres saints offices, ceux qui sont invisiblement parmi nous, d’honorer leur mémoire et de nous rappeler leurs bonnes actions, et de prendre soin et d’embellir leurs tombes, ainsi que les monuments des héros roumains.

Egalement, selon la tradition établie par notre Église, le Dimanche de l’Orthodoxie est lancée la collecte pour le Fonds central missionnaire, qui aide particulièrement les communautés paroissiales en difficulté du pays et à l’étranger et qui soutient les activités philanthropiques et éducatives à travers lesquelles l’identité culturelle des chrétiens orthodoxes roumains est préservée.

La générosité, la générosité ouverte à ceux qui ont besoin, est une image lumineuse de la vie chrétienne, d’une personne, d’une communauté et de toute une nation. Tout au long de l’histoire, le chrétien orthodoxe roumain a appris que c’est seulement en donnant que tu recevras, ce qui l’a conduit à donner du peu qu’il possède à ceux qui ont besoin, afin que lui aussi puisse être aidé dans les moments difficiles.

Nous avons la conviction et l’espoir que cette année aussi vous répondrez avec générosité chrétienne à l’appel à l’aide de ceux qui ont besoin, contribuant à la poursuite du travail missionnaire et social-philanthropique de l’Église, au profit des fidèles orthodoxes roumains du monde entier.

En vous souhaitant un Carême béni, avec beaucoup de progrès et de bienfaits spirituels, nous vous embrassons : « Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du saint Esprit soient avec vous tous ! » (2 Corinthiens 13, 13).

Le président du Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine,

DANIEL

Archevêque de Bucarest, Métropolite de Munténie et de Dobroudgea,

Lieutenant du trône de Césarée de Cappadoce et Patriarche de l’Église Orthodoxe Roumaine avec tout le Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine :

 

 

Théophane,

Archevêque de Iassy et Métropolite de la Moldavie et de la Bucovine

Laurent,

Archevêque de Sibiu et Métropolite de la Transylvanie

André,

Archevêque du Vad, de Feleac et de Cluj et Métropolite de Cluj, Maramures et Salaj

Irénée,

Archevêque de Craiova et Métropolite de l’Olténie

Jean,

Archevêque de Timisoara et Métropolite du Banat

Pierre,

Archevêque de Kichinev, Métropolite de la Bessarabie et Exarque des Près

Joseph,

Archevêque Orthodoxe Roumain de l’Europe Occidentale et Métropolite Orthodoxe Roumain de l’Europe Occidentale et Méridionale

Séraphin,

Archevêque Orthodoxe Roumain de l’Allemagne, de l’Autriche, du Luxembourg et Métropolite Orthodoxe Roumain de l’Allemagne, de l’Europe Centrale et du Nord

Nicolas,

Archevêque Orthodoxe Roumain des États-Unis d’Amérique et Métropolite Orthodoxe Roumain des deux Amériques

Niphon,

Métropolite honorifique, Archevêque de Targoviste et Exarque Patriarcal

Théodose,

Archevêque de Tomis

Calinique,

Archevêque de Suceava et de Radauti

Irénée,

Archevêque d’Alba Iulia

Barsanuphe,

Archevêque de Ramnic

Joaquim,

Archevêque de Roman et de Bacau

Calinique,

Archevêque de l’Arges et du Muscel

Cyprien,

Archevêque de Buzau et de Vrancea

Cassien,

Archevêque du Bas Danube

Timothée,

Archevêque d’Arad

Ignace,

Évêque de Husi

Lucien,

Évêque de Caransebes

Sophrone,

Évêque Orthodoxe Roumain d’Oradea

Justin,

Évêque orthodoxe Roumain du Maramures et du Satmar

Nicodème,

Évêque de Severin et de Strehaia

Antoine,

Évêque de Balti

Benjamin,

Évêque de Bessarabie de Sud

Vincent,

Évêque de Slobozia et de Calarasi

André,

Évêque de Covasna et de Harghita

Galaction,

Évêque d’Alexandria et de Teleorman

Ambroise,

Évêque de Giurgiu

Sébastien,

Évêque de Slatina et de Romanati

Bessarion,

Évêque de Tulcea

Pétrone,

Évêque de Salaj

Gurie,

Évêque de Deva et de Hunedoara

Daniel,

Évêque de Dacia Felix (Serbie)

Silouane,

Évêque Orthodoxe Roumain de la Hongrie

 

Silouane,

Évêque Orthodoxe Roumain de l’Italie

Timothée,

Évêque Orthodoxe Roumain de l’Espagne et du Portugal

Macaire,

Évêque Orthodoxe Roumain de l’Europe du Nord

Michel,

Évêque Orthodoxe Roumain de l’Australie et de la Nouvelle Zélande

Jean Cassien,

Évêque Orthodoxe Roumain du Canada

Barlaam de Ploiesti,

Évêque-vicaire Patriarcal

Jérôme du Sinaï,

Évêque-vicaire Patriarcal

Timothée de Prahova,

Évêque-vicaire de l’Archevêché de Bucarest

Nicéphore de Botosani,

Évêque-vicaire de l’Archevêché de Iassy

Hilarion du Fagaras,

Évêque-vicaire de l’Archevêché de Sibiu

Benoît de Somes,

Évêque-vicaire de l’Archevêché du Vad, Feleac et de Cluj

Païssios de Lugoj,

Évêque-vicaire de l’Archevêché de Timisoara

 

Marc de Neamt,

Évêque-vicaire de l’Archevêché Orthodoxe Roumain de l’Europe Occidentale

Sophian de Brasov,

Évêque-vicaire de l’Archevêché Orthodoxe Roumain de l’Allemagne, de l’Autriche et du Luxembourg

Damascène de Dorna,

Évêque-vicaire de l’Archevêché de Suceava et de Radauti

Émilien de Cris,

Évêque-vicaire de l’Archevêché d’Arad

Timothée de Satmar,

Hiérarque-vicaire de l’Évêché Orthodoxe Roumain du Maramures et du Satmar

Nestor d’Hunedoara,

Hiérarque-vicaire de l’Évêché de Deva et de Hunedoara

Athanase de Bogdania,

Hiérarque-vicaire de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Italie

Théophile d’Iberia,

Hiérarque-vicaire de l’Évêché Orthodoxe Roumain de l’Espagne et du Portugal

 



[1] Triode, imprimé avec l’approbation du Saint-Synode et avec la bénédiction de Sa Béatitude Daniel, Patriarche de l’Église orthodoxe roumaine, Éditions de l’Institut Missionnaire Biblique et Orthodoxe, Bucarest, 2010, p. 110.

[2] Triode…, p. 111

[3] Chaque année, le 11 mars nous faisons mémoire du saint hiérarque Sophrone, Patriarche de Jérusalem, grand défenseur de l’Orthodoxie contre l’hérésie monothélite.

[4] Jean Meyendorff, Initiation à la théologie byzantine, Éd. du Cerf, Paris, 1975, p. 63.

[5] Saint Jean Damascène, Cele trei tratate împotriva iconoclaştilor, trad. pr. Dumitru Fecioru, Edition de l’Institut Biblique et de Mission Orthodoxe, Bucarest, 2016, pp. 65-66.

[6] Dans l’île de Kerkyra (Corfou), dans la cathédrale métropolitaine de l’estuaire de l’île, devant le Saint-Autel, on peut vénérer les reliques incorruptibles, comme celles du saint Hiérarque Spyridon, de la sainte impératrice Théodora, défenderesse de la sainte Orthodoxie. L’île de Kerkyra est un lieu de pèlerinage bien connu en raison de la présence des reliques du saint Hiérarque Spyridon de Trimithonte, le Thaumaturge, grand défenseur du dogme de la sainte Trinité au Premier Concile œcuménique de Nicée (325), par le fameux argument de la brique cassée par les prières de saint Spyridon, en trois éléments constitutifs – le feu, la terre et l’eau.

[7] Saint Grégoire de Nysse, Despre desăvârşire, către monahul Olimpiu, (Sur la perfection), dans saint Grégoire de Nysse, Scrieri II, dans coll. ­« Părinţi şi Scriitori Bisericeşti », no. 30 (série ancienne), Editions de l’Institut Biblique et de Mission de l’Église Orthodoxe Roumaine, Bucarest, 1982, pp. 467-468.

Message de Noël du Métropolite Joseph

 Voici le message de Noël de notre archevêque et métropolite Joseph.

CONFINEMENT - LOCKDOWN

Toutes les activités paroissiales ordinaires ont lieu uniquement par vidéoconférence. Renseignements par e-mail: tricoda (AT) orthodoxie.be


All regular parish activities take place only via videoconferences. For more details, please contact us at the following address: tricoda (AT) orthodoxie.be


Samedi 24 octobre 2020 - nouvelles mesures sanitaires en région bruxelloise

Chères et chers ami·e·s,

De nouvelles mesures sanitaires viennent d'être annoncées, ce samedi 24 octobre, par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale. Elles concernent directement notre paroisse pour ce qui est des célébrations liturgiques.

Cependant, ces mesures n'entrent en application que ce lundi 26 octobre.

Demain matin, dimanche 25, nous pourrons donc encore célébrer une liturgie à l'église Saint-Boniface, de 9h00 à 10h30. Les portes seront ouvertes dès 8h30 pour la préparation des lieux et de la célébration.

Étant donné que nous serons ensuite dans l'impossibilité de célébrer l'eucharistie pendant plusieurs semaines (aucune date n'est encore fixée pour la reprise des célébrations), nous vous proposons de célébrer aussi une bénédiction des eaux et vous invite, si vous le souhaitez, à venir avec une bouteille afin d'en emporter chez vous pour bénir les lieux et les objets.

Nous n'aurons donc pas non plus la possibilité de célébrer, comme d'habitude le 1er novembre, nos saints patrons, Côme et Damien (originaires d'Asie Mineure). Cependant, nous pourrons nous incliner, demain matin, devant les reliques de leurs homonymes, les saints Côme et Damien, martyrs à Rome au 3e siècle, qui seront apportées à l'église.

Dès la semaine prochaine, nous repasserons à des réunions par vidéoconférence pour maintenir nos activités paroissiales, autant que faire se pourra.

Enfin, nous vous rappelons que c'est ce week-end que changent les heures: nous passons à l'heure d'hiver.

À demain, pour celles et ceux qui pourront venir physiquement à la liturgie et à bientôt pour tou·te·s par les moyens que nous offre les technologies modernes!


Liturgie eucharistique

Depuis la reprise des célébrations liturgiques, au printemps 2020, nous ne pouvons utiliser nos locaux de la rue Paul Spaak que de manière limitée.

Grâce à l'hospitalité de la paroisse orthodoxe roumaine Saint-Grégoire-Palamas d'Anderlecht, nous avons pu célébrer des liturgies eucharistiques les samedis matins. Nous pourrons continuer à y célébrer parfois, mais cela n'aura plus lieu chaque samedi. Si vous souhaitez recevoir une notification lorsqu'une liturgie y sera programmée, merci de vous inscrire à la liste de diffusion des e-mails et/ou au groupe WhatsApp de la paroisse.


Désormais et jusqu'à nouvel ordre, nous célébrons une liturgie eucharistique chaque dimanche à l'église Saint-Boniface (rue de la Paix 21, à 1050 Ixelles), à proximité de notre église de la rue Paul Spaak.

Attention! L'horaire des liturgies change par rapport à nos habitudes: 9h00-10h30.


Il est recommandé de visiter régulièrement cette page internet de la paroisse. On y publie les éventuels changements impromptus.


Université d'été de la Métropole

Dans ce document, vous trouverez le programme de l'Université d'été de la MOREOM, qui aura lieu en ligne du 26 au 28 août 2020.

Pour s'inscrire aux conférences (accessibles par le logiciel Zoom), veuillez écrire à l'adresse suivante:

univdete@mitropolia.eu


Célébrations déplacées à titre provisoire

La prochaine liturgie aura lieu le samedi 22 août, à 10h30.

D'ici là, seules les réunions par vidéoconférence seront assurées. Les personnes qui ne reçoivent pas les notifications par e-mail  et/ou  par WhatsApp sont invitées à contacter le P. Christophe pour être ajoutées à la liste de diffusion.

Rappels
Quand elle peut avoir lieu, la liturgie est célébrée le samedi, à 10:30 heures, dans l'église Saint-Grégoire-Palamas (anciennement église N.D. du Sacré-Coeur), au 67 avenue Norbert Gille, 1070 Anderlecht.

Il est facile d'y arriver en transports publics (métro Jacques Brel) ou en vélo, mais on peut également s'y garer assez facilement en voiture. Dans ce dernier cas, néanmoins, il faut se rappeler que le stationnement est payant les samedis.

Les dimensions du lieu de culte permettent que nous puissions accueillir un plus grand nombre de personnes que dans notre église habituelle. Si nous venions à dépasser le nombre maximal autorisé, nous aviserions sur place, car le complexe paroissial qui nous accueille dispose de salles annexes également disponibles.

Les normes de sécurité et d'hygiène édictées par les autorités sanitaires publiques et confirmées par les autorités religieuses sont résumées dans ce document: Protocole pour redémarrer le culte en période de Coronavirus (nouveau document mis à jour). Nous vous demandons instamment d'en prendre connaissance avant de venir.

Les membres présents du Conseil paroissial ou d'autres volontaires sont assignés au rappel des règles sanitaires prescrites par les autorités. Merci de respecter leur fonction qui est neuve pour notre communauté et requiert de la patience mutuelle de tous et de chacun.

Il est recommandé de vérifier si la liturgie a bien lieu avant de venir sur place, car des changements inopinés sont toujours possibles.


Les dimanches (et parfois à d'autres moments de la semaine), les réunions de prière par vidéoconférence se poursuivent, sauf ennuis techniques. Les modalités de connexion et les horaires sont envoyés à la liste de diffusion par e-mail et par WhatsApp.


Lettre pastorale de Pentecôte du Synode métropolitain



Lettre pastorale du Saint Synode Métropolitain
de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
en la lumineuse fête de la Pentecôte







Au très-révérend et révérend clergé,
à l’ordre monacal et à tout le peuple fidèle de toute la
Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale

grâce, miséricorde et paix venant du Dieu de miséricorde,
et de notre part bénédiction paternelle.



"Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
mais il aura la lumière de la vie.”
(Jean 8, 12 – Évangile de la Fête)

Très-révérends et révérends Pères,
Fidèles bien-aimés,

Nous célébrons en ce saint jour la Descente de l’Esprit Saint et la fondation de l’Église à Jérusalem. L’Esprit Saint, qui procède du Père (Jean 15, 26), l’un de la Sainte-Trinité, est envoyé, suite à l’Ascension au ciel du Christ-Seigneur, sur les saints Apôtres, donnant ainsi naissance à l’assemblée de ceux qui aimèrent la révélation du Dieu incarné, c’est-à-dire l’Église.
L’Esprit Saint apporte consolation aux âmes meurtries par le péché et la douleur, par le découragement et l’échec, Il visite et guérit nos infirmités. Il est Celui qui, dès les origines, donna la vie au monde, Celui qui fut envoyé dans le monde afin de renouveler en chaque personne l’image du Christ ressuscité, pour assouvir ainsi les âmes assoiffées d’amour et de Vie. Dans l’Église, la fondation de cette renaissance est posée par les saints Sacrements du Baptême, de la Chrismation et de la sainte Communion. De cette manière, par l’œuvre de la grâce de l’Esprit Saint, chaque baptisé devient temple de la Très-Sainte Trinité, porteur de la grâce et de l’amour divins. Sur lui se répandent alors les dons inestimables de l’Esprit : l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la mansuétude, la tempérance." (Gal. 5, 22-23).

Fidèles bien-aimés,

La période que nous traversons actuellement est tout-à-fait singulière. Le calme qui, durant presque trois mois, a enveloppé notre monde, nous a soudain réouvert la voie vers la paix intérieure – si naturelle – dans laquelle il serait normal que nous demeurions en permanence. Il nous a procuré l’occasion de rencontrer à nouveau le Christ, Lui que nous oublions si souvent, que nous ignorons, que nous mettons entre les parenthèses de notre vie et de notre routine quotidienne ; de rencontrer le Christ, Lui que nous ne cherchons qu’à l’heure où survient la crise – le moment de vérité –, car Il sait guérir totalement nos blessures. Il sait guérir les cœurs meurtris, les âmes asservies et les familles brisées ; il sait procurer la paix ; Il sait assurer la sérénité ; il sait rebâtir ce qui a été mis en ruine, rendre la santé au malade, relever de sa chute celui qui est tombé, guérir l’incurable, pardonner l’impardonnable, justifier l’injustice et surtout, restaurer en l’homme l’image de Dieu, par la grâce de l’Esprit Saint qui aujourd’hui se renouvelle en nous.
Avec l’aide de Dieu, nos églises ont commencé à réouvrir, aussi pouvons-nous désormais recevoir à nouveau ce breuvage de vie que sont le saint Corps et le précieux Sang du Seigneur, véritable ferment d’immortalité dont nous avons été privés durant plus de deux mois.  
Prenons garde, cependant, à ne pas refermer les églises que la miséricorde de Dieu a réouvert dans nos cœurs et nos maisons au cours de cette période. N’oublions pas ce que nous avons appris dans ces trois derniers mois : la compassion, le don de soi, l’amour, l’espoir, la foi, la compréhension et surtout le pardon. Nous avons appris qu’il existe encore un autre monde derrière les portes de notre maison. Et lorsque ces portes se sont ouvertes, notre âme et notre cœur se sont ouverts à leur tour et ont commencé à regarder vers le ciel.


Fidèles bien-aimés,


Durant la pandémie, l’Église n’est pas entrée en quarantaine spirituelle, mais est restée auprès des nécessiteux, à travers des gestes concrets, l’apport d’aliments, de produits de première nécessité et d’argent. Beaucoup d’entre vous avez soutenu et continuez à soutenir les nombreux projets sociaux en développement, et nous vous en sommes très reconnaissants et prions le Seigneur de vous bénir.
Comme vous le savez, chaque année, à la fête de la Pentecôte, nous organisons une quête pour soutenir le travail pastoral, missionnaire et social développé par le Centre Métropolitain de Paris.
Nous sommes conscients que vous traversez tous des moments difficiles du point de vue matériel, dans le contexte de la crise actuelle, mais nous sommes tout aussi conscients que vous ne négligez pas la sollicitude envers ceux qui ont eu à souffrir plus que nous. C’est pourquoi nous faisons appel à votre bienveillance et vous exhortons, aujourd’hui encore, à soutenir la mission de notre Église, chacun selon ses possibilités, car celui qui aime Dieu, aime aussi son frère (I Jean 4, 21).
De cette manière, nous pouvons contribuer nous aussi à consoler et soutenir les plus nécessiteux d’entre nous, les plus souffrants, souvent à la limite de la subsistance, accomplissant une œuvre agréable au Seigneur en la lumineuse fête de la Descente l’Esprit Consolateur.
"Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et en vérité.” (I Jean, 3, 18).

Rendons grâce au Dieu glorifié dans la Trinité, particulièrement en ce jour de Pentecôte, pour tous ses bienfaits répandus dans l’Église, Le priant de nous faire tous prendre part au renouvellement de Sa grâce dans nos cœurs. À Lui soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen !

Vos hiérarques et pasteurs qui vous souhaitent tous biens en vue salut,

† Le Métropolite JOSEPH
de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale

† L’Évêque SILOUANE
de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Italie

† L’Évêque TIMOTHÉE
de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Espagne et du Portugal

† L’Évêque vicaire MARC de NEAMŢ
de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Europe Occidentale

† L’Évêque vicaire ATHANASE DE BOGDANIA
de l’Évêché Orthodoxe Roumain d’Italie

† L’Évêque vicaire THÉOPHILE D’IBÉRIE
d’Espagne et du Portugal

en notre Résidence de Paris, en la lumineuse fête de la Pentecôte,
le septième jour du mois de juin de l’An du Salut 2020