Rappel - prière quotidienne

À la demande de paroissiens et d'amis de la paroisse, rappel de l'horaire de prière quotidienne: entre 7h et 8h, et entre 21h et 22h, chaque jour, nous prions, chacun de l'endroit où il se trouve à ce moment-là, pour que Dieu manifeste sa grâce de miséricorde et de justice, pour notre communauté et pour son pasteur, le P. Christophe, ainsi que pour toute l'Église orthodoxe à Bruxelles et en Belgique.

Prochaine liturgie

dimanche 17 janvier 2016, à 10:30 heures,
Célébrée par l'Évêque Jean de Charioupolis, Auxiliaire du Patriarche oecuménique, Locum Tenens du siège archiépiscopal

Questions qui ont été posées à l'Evêque Jean de Charioupolis

Bruxelles, 27 septembre 2015

À l’attention de l’Évêque de Charioupolis
Mgr Jean Renneteau


Monseigneur,


A.     La situation canonique du P. Christophe nous concerne-t-elle?

L’Archevêque Job nous a écrit que la suspension de notre prêtre n’a rien à voir avec nous, mais nous sommes choqués par cette affirmation.

Comme nous le lui avons écrit le 13 avril 2015, sans jamais recevoir de réponse avant la lettre du 14 septembre par laquelle il vous envoie chez nous:
«Si on touche la tête de la paroisse, c’est le corps tout entier qui vacille; si on la coupe, c’est la mort. Notre paroisse le sent ainsi et l’a dit au Père Guy Fontaine: le Père Christophe assure la présence du Christ parmi nous, et nous l’enlever, d’une manière ou d’une autre, serait ressenti comme une absurde et scandaleuse injustice, ravageuse pour la foi orthodoxe et la conscience chrétienne. Il est probable que la paroisse n’y survive pas.»

Nous nous sentons pleinement concernés par les attaques qui visent le P. Christophe et nous voulons, en le défendant, défendre notre vision de l’Église: une Église pleinement orthodoxe et pleinement dans l’Histoire, non une orthodoxie moyenâgeuse obscurantiste. Les pratiques tsaristes, soviétiques ou ottomanes n’ont pas lieu d’être chez nous; être orthodoxe et citoyen d’une société démocratique ne devrait pas être une contradiction.

Vous nous rendez visite en ce jour de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui commémore le jour de la révolution belge, le 27 septembre 1830. C’est un signe du ciel qui nous rappelle que des gens se sont battus pour que nous ayons la liberté!

La délibération est une des bases de la démocratie, et nous trouvons cela très compatible avec les principes canoniques de l’Église, comme en attestent les Actes des Apôtres. Dès lors, nous vous remercions d’avoir proposé de délibérer avec nous au sujet des problèmes de notre vie ecclésiale, depuis que notre prêtre a été mis à pied par l’Archevêque Job.

B.    Le P. Guy Fontaine a-t-il été empêché de célébrer, le 30 août 2015?

Tout d’abord, nous sommes peinés d’apprendre que le P. Guy a déclaré ne pas avoir pu célébrer dans notre paroisse, le 30 août. En effet, nous sommes témoins qu’il est venu, a trouvé l’église ouverte et tout le matériel nécessaire à la célébration. Il a décidé seul de ne pas célébrer, car il a constaté que nombre d’entre nous ne participerions pas à la liturgie.

C.    Qui est responsable de la suspension canonique du P. Christophe?

Il y a quelques jours, l’Archevêque Job a déclaré que la suspension de notre prêtre a été demandée par le Patriarche œcuménique. Si cette déclaration est fausse, nous espérons que le Patriarche la démentira vite. Si cette déclaration est vraie, cette nouvelle nous attriste beaucoup. En effet, si c’est bien le Patriarche œcuménique qui a demandé cette suspension, c’est que le Patriarche est mal renseigné, puisque le P. Christophe n’a jamais pu exprimer la moindre défense dans son dossier. La maxime antique «Ne juge pas avant d’avoir entendu la version des deux parties» (Μηδενί δίκην δικάσης πριν αμφοίν μύθον ακούσης) vaut autant dans les jugements civils que dans les jugements ecclésiastiques.
Par ailleurs, un Patriarche, dans notre Église, n’est pas l’équivalent du Pape de l’Église catholique romaine. Dans l’Église catholique, un pape peut intervenir de manière immédiate dans chaque Église particulière, mais, dans notre Église – du moins, c’est ce que nous avons cru jusqu’à présent – chaque évêque est souverain dans son diocèse. Ainsi, le souhait d’un Patriarche, même du Patriarche œcuménique, que ce souhait soit fondé ou non, ne doit pas valoir, pour l’Archevêque de notre diocèse, obligation de l’appliquer.

En l’occurrence, c’est bien l’Archevêque Job qui a prononcé et signé le Décret 55-15 du 21 juillet 2015. C’est donc bien lui qui doit en répondre, devant Dieu et devant les hommes, et, s’il le juge opportun, c’est à lui d’abroger son propre décret. Si le Patriarche veut suspendre notre prêtre en passant par-dessus la juridiction de l’évêque de notre diocèse, qu’il le fasse, mais ce sera alors, devant l’Histoire, la preuve que notre orthodoxie ne met pas en pratique les préceptes de sa théologie.


D.    Les principes de l’Évangile et les canons de l’Église peuvent-ils se contredire?

Notre réponse est non. Les canons de l’Église, lorsqu’ils sont bien compris, traduisent, dans la pratique, les principes de l’Évangile. Lorsqu’ils apparaissent contradictoires avec l’Évangile, il y a lieu de les étudier en profondeur pour comprendre dans quel contexte ils ont été promulgués, et leur rendre ainsi leur champ d’application. Nous refusons donc de renoncer aux principes élémentaires du message évangélique et d’entrer dans des discussions sophistiquée sur les canons qu’affectionne tellement l’Archevêque Job. C’est bien l’évangéliaire et non le recueil des canons qui repose sur l’autel de nos églises et que nous vénérons avec piété.


E.     Les évêques sont-ils exemptés d’obéir eux-mêmes aux canons?

Notre réponse est non.
Si une sanction est prévue pour tout clerc, elle doit s’appliquer aussi à un évêque, si celui-ci commet une faute.
Toutefois, nous constatons, avec le bienheureux Père Paul Adelheim (cf. son article «Catholicité ou corporatisme», voir http://www.acer-mjo.org/forum2/phpBB2/viewtopic.php?t=1856), que nous avons accueilli à Bruxelles quelques années avant son assassinat, que les évêques ont souvent, de nos jours, une attitude corporatiste, et qu’il leur est plus difficile de prendre une sanction contre l’un des leurs que contre un prêtre ou un laïc.


F.     Le décret de suspension de notre prêtre repose sur des éléments qui, de manière flagrante, ne sont pas conformes à la vérité.

1.      Concernant le 1er motif de suspension: la “plainte au Conseil d’État”

Le regretté Archevêque Gabriel de Comane a toujours défendu le P. Christophe contre les attaques abusives de l’entourage du Métropolite de Belgique. En plus du témoignage de nombreuses personnes qui peuvent attester cela, nous disposons de multiples écrits qui démontrent que le P. Christophe a toujours agi dans la fidélité à l’Église, mais qu’il a été victime d’attaques injustes.
En voici une preuve (parmi d’autres):
«je réitère, au nom de tout l’Archevêché que je dirige, mon soutien au Révérend Père Christophe D’Aloisio, membre respecté de notre clergé, et vous demande de bien vouloir reconsidérer les mesures que vous avez engagé contre lui afin de le faire révoquer par le Ministre de la Communauté française de Belgique.» (lettre de Mgr Gabriel au Métropolite de Belgique, 15 mai 2012)

Le P. Christophe n’a jamais “déposé plainte au Conseil d’État” contre le Métropolite de Belgique, mais c’est le Métropolite de Belgique qui a lancé une procédure visant à briser civilement le P. Christophe.
En voici une preuve (parmi d’autres): «Kontogiannis Nikolaos […] contre…»

Si le P. Christophe est suspendu, à titre préventif, pour un acte qu’il n’a jamais commis, comment comprendre que la personne qui a commis réellement cet acte, c’est-à-dire le Métropolite Athénagoras de Belgique (et, pourquoi pas?, le Métropolite Panteleimon), n’est pas suspendue également? Le canon qui interdit de citer un clerc devant une juridiction de l’État s’applique tout autant aux évêques (donc au Métropolite Athénagoras) qu’aux prêtres.
À quand la mise à pied du Métropolite Athénagoras de Belgique, qui a outrepassé les canons?
Les autorités de l’Église acceptent-elles le principe du “deux poids, deux mesures”?

2.      Concernant le 2e motif de suspension: l’absence au Tribunal ecclésiastique

L’Archevêque Job de Telmessos a manigancé toute une procédure qui a été dévoilée par le courage du Hiéromoine Ambroise Nicoviotis, dans sa lettre du 19 juin 2015 (disponible sur cette page: http://situationarcheveche.blogspot.fr/p/tribunal-ecclesiastique.html).
Que pensez-vous de la lettre du P. Ambroise?

Depuis lors, par la chronologie des événements disponible sur internet (http://situationarcheveche.blogspot.fr/p/suspension-du-p-christophe-daloisio.html), nous constatons que toute la procédure de justice canonique initiée par l’Archevêque Job de Telmessos est imprégnée de mensonges et de manipulations.
Le P. Christophe a déclaré qu’il dispose du témoignage écrit de 3 des 4 membres du Tribunal ecclésiastique, selon lequel le Tribunal ecclésiastique ne s’est jamais réuni pour discuter de son cas. Le P. Christophe a déclaré être prêt à montrer ces témoignages à toute personne compétente qui souhaite se saisir du dossier. À ce jour, personne ne semble le lui avoir demandé. Ces témoignages sont, en effet, trop gênants.
Le jugement rendu par l’Archevêque Job de Telmessos en date du 9 juin 2015 – et dont l’Archevêque nie l’existence par son Communiqué officiel du 1er juillet 2015 (sic!) – devrait être déclaré nul.

En outre, à la date où aurait dû se tenir l’audience du Tribunal ecclésiastique qui ne s’est pas tenue, c’est-à-dire le 15 mai 2015, le P. Christophe souffrait d’une pneumonie, ce dont les paroissiens réguliers peuvent témoigner. En outre, il avait fait savoir cela aux membres du Tribunal ecclésiastique, qui lui avaient accordé une remise d’instance.
Le P. Christophe a demandé au Conseil de l’Archevêché qu’il requière la protection du Patriarcat et des instances civiles contre tout préjudice moral ou matériel qui pourrait découler du faux et de l’usage de faux commis par l’Archevêque Job de Telmessos.
Pourquoi ni le Conseil de l’Archevêché, ni le Patriarcat, ni les autorités publiques ne se sont prononcées jusqu’aujourd’hui?

3.      Concernant le 3e motif de suspension: la diffamation de ses autorités canoniques

Malgré le profond traumatisme qu’a été l’assemblée générale du 1er novembre 2013, qui a vu l’élection de l’Archimandrite Job Getcha comme archevêque, traumatisme partagé par de nombreux délégués présents à l’assemblée (cf. lettre de 90 délégués disponible sur internet, https://lettreaupatriarcat.wordpress.com/2013/12/12/32/), le P. Christophe a toujours enseigné aux fidèles de la paroisse le respect des structures de l’Église et, en particulier, le rôle indispensable de l’épiscopat. Le P. Christophe représente même aujourd’hui un spécialiste en vue en Belgique, dans ce domaine de la théologie orthodoxe, et nous prodigue ses enseignements dans les catéchèses et les cercles de discussion.
En quoi le P. Christophe aurait-il diffamé l’Archevêque Job de Telmessos?
Serait-ce simplement le principe fondamental de la liberté d’expression qui dérange l’Archevêque Job? L’entrée dans le clergé s’accompagne-t-elle d’un renoncement aux droits de l’Homme?
En outre, le décret de suspension de l’Archevêque Job mentionne que le P. Christophe a reçu un avertissement; or, le P. Christophe n’en a jamais reçu, mais l’Archevêque attendait probablement que le P. Christophe s’auto-censure. Cette phrase du décret a été ajoutée pour pouvoir alourdir la sanction et la condamnation d’un homme innocent.
Quel genre de prêtres voulez-vous ordonner, Monseigneur, pour servir les fidèles de demain? Croyez-vous que nos jeunes pourront admettre que celui qui leur enseigne que la vérité nous rendra libres (cf. Jean 8,32) soit lui-même prisonnier dans ses prises de parole?

Voici les principales questions qu’il nous paraissait urgent de poser à l’Archevêque Job, raison pour laquelle nous lui avions demandé une audience. Nous les posons donc aux délégués que vous êtes, Monseigneur, avec le P. Guy Fontaine également mandaté.

En effet, puisque l’Archevêque Job daigne vous envoyer à nous comme ses mandataires, nous vous adressons ces questions et nous réservons d’en ajouter d’autres en cours de discussion, en fonction des réponses que vous apporterez, étant donné que l’Archevêque estime que vous avez “toutes les compétences pour répondre” à nos questions.

Nous rappelons que l’église de la Sainte-Trinité-et-des-Saints-Côme-et-Damien est un lieu public, ouvert à tout le monde et où l’expression est respectueuse tant du droit ecclésial que des lois démocratiques belges.

Notre respect pour la hiérarchie ecclésiastique est constant; c’est pour cela que nous mettons toute notre confiance dans ces paroles du Seigneur:
«Ne vous inquiétez donc pas, en disant: "Qu’allons-nous manger? qu’allons-nous boire? de quoi allons-nous nous vêtir?" – tout cela, les païens le recherchent sans répit –, il sait bien, votre Père céleste, que vous avez besoin de toutes ces choses. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.» (Matthieu 6,31-33)

Nous vous remercions, Monseigneur!





Les Membres laïcs du Conseil paroissial


Communiqué des membres laïcs du Conseil paroissial

Le 7 août 2015, ayant appris la suspension du P. Christophe, recteur de notre paroisse, nous avons écrit à l’Archevêque Job pour lui demander une audience.

En effet, par son décret 55-15 du 21 juillet 2015, l’Archevêque Job a suspendu le P. Christophe, lui interdisant de:
  • “célébrer les offices divins”,
  • “conférer des sacrements et bénédictions aux fidèles”,
  • “porter les habits liturgiques et la croix pectorale”,
  • “prêcher et exécuter quoi que ce soit relevant de l’ordre sacerdotal”.

L’Archevêque Job de Telmessos invoque le fait que le P. Christophe aurait commis les délits suivants:
  1. “déposition d’une plainte au Conseil d’État en Belgique contre un hiérarque extérieur à notre Exarchat”, en l’occurrence le Métropolite Athénagoras de Belgique;
  2. “absence à deux convocations pour un examen préliminaire de cette affaire par le Tribunal ecclésiastique“;
  3. “diffamation de ses autorités canoniques par divers moyens en déformant des propos et des faits, et cela malgré l’avertissement reçu”.

L’Archevêque Job de Telmessos vient de répondre à notre demande d’audience en mandatant, pour venir célébrer dans notre paroisse, le dimanche 27 septembre 2015, l'Évêque Jean de Charioupolis, qui sera accompagné par le Hiéromoine Guy Fontaine, doyen des paroisses de Belgique.  

Nous recevrons donc l’Évêque Jean de Charioupolis dans notre église, le dimanche 27 septembre 2015, à partir de 10h00.

Tous les fidèles sont invités.

Le dimanche 30 août 2015, le Conseil de la paroisse de la Sainte-Trinité-et-des-Saints-Côme-et-Damien a pris la responsabilité d’ouvrir l’église paroissiale, pour y accueillir les paroissiens, les inviter à prier et leur permettre de discuter de l’avenir de la Paroisse. Le R.P. Guy Fontaine, Doyen des paroisses de Belgique, s’est présenté à l’église et a voulu y célébrer une liturgie eucharistique. Tous les paroissiens présents, sauf une personne, ont alors quitté l’église et signifié au P. Guy leur incapacité à participer à la liturgie, tout en lui précisant qu’ils ne s’opposaient pas à ce qu’il la célèbre avec l’unique personne restée dans l’église.
Le P. Guy a choisi de ne pas célébrer l’eucharistie et a eu une longue discussion avec les paroissiens, sur le trottoir de la rue Paul Spaak, au cours de laquelle il a affirmé être venu de sa propre initiative, sans instruction de l’Archevêque Job. Il a déclaré être neutre et ne pas vouloir savoir si le décret de suspension rendu par l’Archevêque contre le P. Christophe était fondé sur la vérité ou non.
Au terme de la discussion, le P. Guy a suivi les paroissiens dans l’église pour y réciter avec eux la prière de Jésus, pendant environ une heure.

Le membres laïcs du Conseil paroissial


Le Conseil de la paroisse de la Sainte-Trinité-et-des-Saints-Côme-et-Damien a appris avec tristesse la suspension a divinis de son Recteur, le R.P. Christophe D’Aloisio, prononcée par l’Archevêque Job de Telmessos, le 21 juillet 2015. Dans l’épreuve que traverse le P. Christophe, les membres du Conseil tiennent à lui assurer leur soutien et leur sympathie. Le Conseil a pris connaissance de documents qui montrent, de manière irréfutable, que les motifs invoqués pour la suspension du P. Christophe ne sont pas conformes à la vérité: jamais notre prêtre n’a déposé de «plainte au Conseil d’Etat contre un hiérarque», mais c’est le Métropolite Athénagoras Peckstadt qui requiert du Conseil d’Etat la révocation du Père Christophe comme fonctionnaire de l’Éducation; il n’a jamais été absent des audiences du Tribunal ecclésiastique, pour la bonne raison qu’elles n’ont jamais eu lieu, selon le témoignage écrit de trois de ses quatre membres. Enfin, le P. Christophe nous a toujours enseigné le respect envers notre archevêque, quel qu’il soit, même l’Archevêque Job, élu pourtant dans les circonstances connues de tous.
Bien qu’il considère cette suspension comme infondée et causant un grand dommage pastoral, le Conseil admet, avec amertume, que, tant que ce décret n’aura pas été annulé, le père Christophe ne pourra pas célébrer d’office liturgique.

Le dimanche 30 août, l'église sera ouverte de 10h00 à 12h00.
Hors vacances scolaires, l'église paroissiale est ouverte les mercredis, de 18h00 à 20h00.
Le programme paroissial régulier sera établi sous peu.

Horaires

Pour l’instant, l’église paroissiale est fermée.